La micro-ferme Lou Baptistou

Situation :

La micro-ferme Lou Baptistou se situe dans le village du Bouyssou (Lot), au lieu-dit La Grassetie, à 6 km d’Assier, 7 km de Lacapelle-Marival  17 km de Figeac et 20 km de Gramat (voir la carte)

Le Bouyssou (en occitan, Lo Boisson) vient du mot germanique bosk qui désigne une zone couverte de buissons ou de bois. Le village et plus particulièrement le lieu-dit La Grassetie sont construits sur le versant ensoleillé d’une des collines de la région naturelle du Limargue, bande de terrains marno-argilo-gréseuse du Lias coincée en le Ségala au sud-ouest et le Causse du Quercy au nord-est.

Le cœur du village bâti autour d’un ancien prieuré de l’Abbaye Saint-sauveur de Figeac a été aménagé avec soin pour mettre en valeur l’église romane de la Sainte-Croix, classée aux Monuments Historiques. Le Bouyssou est sur le tracé du GR 6, la variante « Conques à Rocamadour » du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

La propriété constituant la micro-ferme :

La longère est construite en pierre de grès sur la roche mère.

Elle comprend :
⦁ Au rez de chaussée (partie ancienne) : 1 cuisine ouverte et 1 salle à manger qui servent de lieu de restauration pendant les stages.
⦁ Au rez de chaussée surélevé (agrandissement) : 1 chambre et une salle d’eau privatives.
⦁ A l’extérieur : un porche avec un four à pain que l’on met volontiers en fonction pendant les stages et animations.
⦁ A l’étage : 1 chambre, 1 dortoir et 1 salle de bain avec toilette sèche qui viennent d’être rénovés et isolés pour l’hébergement des stagiaires.

Le préau et la grange sont également bâtis en pierre de grès sur la roche mère. Le toit et le plancher des greniers ont été refaits récemment. L’aménagement du grenier du préau se poursuit pour pouvoir y accueillir confortablement les formations et animations. Puis ce sera au tour de la  grange pour augmenter la capacité d’hébergement.

Dés leur arrivée, Emmanuelle et Hervé ont restauré le jardin potager en terrasse. La production est déjà abondante et alimente la table d’hôte en fruits et légumes.

D’autres aménagements extérieurs ont pris place en 2018, pour le bon fonctionnement du site et des activités :
⦁ Des toilettes sèches à double chambre qui domine la propriété

⦁ Des emplacements de tente avec vue remarquable.

⦁ Une mini forêt-jardin qui demande encore à être complétée et qu’il faut laisser pousser.
⦁ Un jardin de semence en fer à cheval avec des planches autofertiles.

⦁ Un pré verger qui va bientôt héberger 4 poules et notre poulailler mobile « roule ma poule ».

Historique de la micro-ferme :

Les premiers bâtiments ont été construits dans les années 1870. A cette époque, il n’y avait que la grange datée de 1875 et la partie est de la longère comportant le cantou (cheminée) et la souillarde (cuisine avec un évier en pierre).
Par la suite, la grange a été agrandie par décaissement pour lui créer un deuxième étage, puis par l’ajout d’un préau attenant. La longère a aussi été agrandie du côté ouest.
La petite bâtisse sans toit, au nord de la grange, devait être un secadou (séchoir à châtaigne). Nous avons peu de renseignements sur la bâtisse adosée à la falaise, en haut du terrain, si ce n’est qu’elle était déjà en ruine dans les années 1930.

Jusque dans les années 1970, la propriété était une ferme familiale avec quelques vaches, poules et cochons. Les derniers propriétaires paysans étaient les Darnis qui avaient pris la suite des parents du côté de l’épouse, Maria et Henri Vermande dit Baptistou. Au décès des Darnis, leur fille institutrice, Renée Davy, a fait de la ferme sa résidence secondaire. Elle a cessé l’activité agricole mais une grande partie du terrain a été longtemps prêtée au voisin, Michel Charmes, pour qu’il y fasse brouter ses trois chevaux.

Pendant de longues années, la maison est restée quasiment inhabitée mais, une fois à la retraite, Renée s’y est installée de façon permanente. Passionnée de botanique, elle a implanté de nombreuses essences sur le terrain. Tous les ans, à la fête de la Saint-Jean, elle animait de mémorables balades « cueillette et dégustation de plantes sauvage » au Bouyssou.

En 2000, la propriété a été rachetée par Colette et Michel Leclercq qui en ont fait une résidence secondaire accueillante pour leurs enfants et leurs petits enfants. Ils ont profondément modifié l’agencement de la longère pour dégager de plus grandes pièces de vie et aménager les combles. Ils ont également construit une piscine et fait de nombreux aménagements paysagers autour de celle-ci.

Emmanuelle et Hervé sont devenus propriétaires en avril 2017 pour en faire à nouveau un lieu de productions alliant nature et cultures et lui redonner son nom d’origine : la micro-ferme Lou Baptistou.

En 2018, les premiers aménagements ont commencé avec l’aide de bénévoles de l’association :
⦁ L’isolation des combles, des sous-pentes et du plancher à l’étage de la longère,
⦁ La création de toilettes sèches extérieures à double chambre,
⦁ La réfection et l’isolation du plancher du grenier du préau pour servir de salle de cours à l’abri,
⦁ La fermeture du jardin privatif et la création d’une mini forêt-jardin,
⦁ La création d’un jardin de semence,
⦁ La restauration d’une partie des terrasses du jardin potager,

En 2019, Lou Baptistou, évolue.
La micro-ferme s’agrandit en éco-lieu suite à l’acquisition de la maison qui sur- plombe le terrain et du hangar attenant. Coraline et Thierry rejoignent le projet pour y apporter leurs idées, leurs compétences et leurs énergies. Ils habiteront  la maison dès que les gros travaux y seront terminés. En attendant, ils occupent une partie du hangar transformée en studio.
Le reste du hangar sert de lieu de stockage.